Les textes à préparer pour l'oral blanc (semaine du 12 mai)
Bel-Ami, de Maupassant :
- l'incipit. Chap 1, I (ligne 1 à 56)
- la séance d'écriture (groupe de Mme Nadine : chap 3, I: ( ligne 362 à 402
/ groupe de Mme Sandra : chap 2, II : (ligne 73 à 128)
- la veille du duel. Chap 7, I (ligne 289 à 330)
- la visite aux parents. Chap 1, II ( ligne 711 à 755)
- l'excipit. Chap 10, II (ligne 345 à fin)
Alcools, d'Apollinaire
- "Le Pont Mirabeau"
- "Mai" Voir le travail de Injy Yasser et celui remarquable d'Hana Noeman
- "Marie"Voir le travail de Farah el Ashraky et Haya Shash
- "Colchiques". Voir le travail de Sarah Rafaat, Mostafa Hassanein et Farida El Shenawi
- "Automne malade". Voir le travail de Marwan el Kholy, Rim Amr et Carole Zigani
Le Jeu de l'Amour et du hasard de Marivaux
- Acte 1, scène 1 (ligne 41à fin de la scène)
- Acte 2, scène 7 (ligne 228 à fin de la scène)
Bonnes révisions !!
08 mars 2013
Les caractéristiques du roman
1. Classer et définir un roman
a. Par sa forme
Le roman traditionnel : privilégie le passé, l’énonciation à la troisième personne et le point de vue omniscient
Le roman autobiographique : récit à la première personne, histoire du narrateur
Le roman à tiroirs : le récit principal est interrompu par des récits secondaires selon la technique de l’enchâssement
b. Par son thème dominant
- Le roman d’analyse : étude des passions
- Le roman d’apprentissage : inexpérience, ambitions, premières amours
- Le roman de mœurs : différents milieux sociaux et familiaux
- Le roman historique : politique et jeux du pouvoir
- Le roman utopique : satire de la civilisation
- Le roman d’aventure : traite de l’héroïsme
- Le roman policier : énigme policière
- Le roman de science-fiction : thèmes de la science et des technologies
c. Par sa visée
Le roman cherche à divertir, à émouvoir, à captiver le lecteur.
Il peut soutenir une morale ou un idéal ; il a une visée argumentative.
d. Par son contexte
Le roman s’inscrit parfois dans un mouvement littéraire :
Le roman romantique : axé sur les émotions
Le roman réaliste ou naturaliste : évoque les réalités du monde (Zola)
Le nouveau roman : invente de nouvelles techniques narratives
e. Par son registre
Le roman fantastique est fondé sur la terreur et le doute
Le roman didactique transmet un enseignement
2. Distinguer auteur et narrateur
Le récit est un montage narratif où l’auteur confie au narrateur le soin de raconter l’histoire en mettant en scène des personnages.
Le narrateur s’adresse au narrataire qui est généralement le lecteur.
Ces choix narratifs s’expriment à travers le travail d’énonciation.
3. Distinguer la fiction de la narration
La fiction plonge le lecteur dans un univers imaginaire. Elle peut produire un effet de réel (roman réaliste) ou un univers surréel (roman fantastique)
La narration = séries de techniques narratives (point de vue, énonciation, etc.) + des choix d’écriture (temps, registre, figures de style, etc.)
4. Caractériser l’intrigue
Dans le roman traditionnel, l’intrigue est progressive : situation initiale, obstacle, péripéties, dénouement.
Dans le nouveau roman, l’intrigue est déstructurée.
Le narrateur et le personnage
1. Qui parle ?
a. Récit à la première personne
Le narrateur est le personnage de l’histoire.
Le lecteur est amené à vivre les évènements en même temps que le narrateur, à connaître ses sentiments.
Le je implique une introspection, les confidences du narrateur et favorise l’identification à l’histoire et au point de vue du héros.
En général, le je est le personnage central de l’histoire.
b. Le roman épistolaire
Les narrateurs varient d’une lettre à l’autre.
Le roman n’ayant pas de narrateur unique, c’est au lecteur de reconstituer l’intrigue.
Le roman épistolaire à une voix se présente comme un long monologue
Le roman épistolaire est caractérisé par :
- Une double énonciation
- Une multiplication des points de vue
- Une grande variété de tons et de styles
Exemple de roman épistolaire : Les Lettres persanes de Montesquieu, Les Liaisons dangereuses de Laclos
c. Récit à la troisième personne
Le narrateur est une entité par l’intermédiaire de laquelle le lecteur découvre l’histoire.
Le je n’apparaît pas mais c’est le narrateur qui guide les modalités du récit.
Le narrateur peut s’autoriser des interventions dans le récit : des commentaires.
2. Le point de vue narratif
Ou focalisation reflète les relations de l’auteur avec ses personnages et avec son lecteur. Il engage aussi une vision du monde.
Le point de vue répond à la question « qui voit » ?
Dans un même roman, le point de vue narratif peut varier d’un passage à l’autre.
a. Le point de vue omniscient
Il traduit chez le narrateur, une volonté de tout dire :
- Le narrateur ne choisit pas de point de vue particulier = focalisation « zéro »
- Il voit et connaît tout de l’intrigue et des personnages
- Il peut anticiper, son savoir n’a pas de limite
- Le lecteur en sait plus que les personnages puisqu’il a une vision d’ensemble de l’histoire
b. Le point de vue externe
Il est souvent utilisé dans l’incipit d’un récit pour introduire un personnage :
- Le narrateur est un observateur extérieur qui ne connaît que ce qu’il voit.
- Il découvre le personnage et l’intrigue en même temps que le lecteur
- Le lecteur voit le personnage de l’extérieur, il ne connaît de lui que ses dires et ses actes
- Un récit entier en focalisation externe est très rare
c. Le point de vue interne
Il est fréquent dans les scènes de rencontre et relève les mécanismes du sentiment amoureux :
- Le narrateur adopte le point de vue d’un personnage en particulier
- Il réduit sa connaissance et ses visions des évènements à la perception qu’en a le personnage
- Le lecteur partage l’angle de vue, les émotions et la connaissance de l’intrigue d’un personnage en particulier
- C’est un point de vue propice à l’identification.
- Dans un récit à la première personne, la focalisation est nécessairement interne.
d. Les variations du point de vue
Les variations de point de vue peuvent :
- Provoquer un effet de surprise
- Renforcer le suspense
- Traduire un sentiment
On parle de rétrécissement du champ quand on passe d’un point de vue omniscient à un point de vue interne.
On parle d’élargissement du champ dans le cas inverse.
Le personnage dans le roman
Il faut étudier l’âge, le milieu social, la famille et le nom du personnage qui est toujours significatif.
1. Les caractéristiques des personnages de roman
Les personnages de roman sont copiés sur des êtres réels (identité, caractéristiques physiques et psychologiques) ; ils s’apparentent à de véritables individus, mais restent des créations de l'auteur.
a. Le portrait
Réalisé par un discours descriptif.
Il sert à présenter un personnage.
Il peut contenir les prémisses de l’action à venir.
Le personnage de roman n’est pas forcément héroïque.
Il faut analyser en détail les portraits
- Le plan physique : aspects physiques mélioratifs ou péjoratifs, la description des vêtements, les traits sontils grossis ?
- Le plan social : le statut social, le personnage est-il identifiable (milieu social) ?
- Le plan moral : sentiment et caractère.
Exemple : Le portrait de Vautrin dans Le Père Goriot de Balzac.
b. L’évolution du personnage
Le lecteur apprend à connaître le personnage à travers ses actes, ses changements, ses rencontres.
Le personnage peut évoluer ou rester le même et garder le même objectif.
c. Les fonctions du personnage
Qu’il soit principal, secondaire ou figurant le personnage a une double fonction :
- Dans l’action : il peut accomplir l’action, y faire obstacle, la favoriser.
- Dans la narration : il peut être narrateur, incarner un thème, une valeur, une période.
2. Les types de personnages
Le personnage de roman est d'abord le héros de roman médiévaux, porteur de valeurs universelles. Puis il s'individualise progressivement avec l'évolution du roman.
Le personnage de roman peut être une construction littéraire qui se veut emblématique (Balzac : Rastignac = provincial ambitieu qui débarque à Paris), peut être déterminé par son milieu social et son hérédité (Zola)...
Le personnage, être de fiction calqué sur l’être humain pour produire un effet réel, peut être un individu, une création de l’auteur, un type.
3. La crise du personnage romanesque
a. La notion d’individu est bouleversée au XXème siècle par :
La psychanalyse : révolutionne la perception de l’être humain en donnant sa place à l’inconscient.
La philosophie existentialiste : « l’existence précède l’essence » c’est-à-dire que l’être humain acquiert une identité dans l’angoisse d’exister, dans l’exercice de sa liberté.
Le personnage « type » du roman réaliste apparaît alors comme illusoire et factice.
b. Le Nouveau Roman
Refus du roman réaliste du XIXème siècle.
Refus du narrateur omniscient : le je est souvent préféré à la troisième personne, ou parfois le récit est à la deuxième personne ; les personnes changent d’une page à l’autre.
Crise du personnage : le personnage ne doit plus captiver l’attention du lecteur.
Le monde est représenté de manière plus incertaine, les repères habituels du lecteur sont brouillés.
Le personnage de roman peut être une construction littéraire qui se veut emblématique (Balzac : Rastignac = provincial ambitieu qui débarque à Paris), peut être déterminé par son milieu social et son hérédité (Zola)...
Le personnage, être de fiction calqué sur l’être humain pour produire un effet réel, peut être un individu, une création de l’auteur, un type.
3. La crise du personnage romanesque
a. La notion d’individu est bouleversée au XXème siècle par :
La psychanalyse : révolutionne la perception de l’être humain en donnant sa place à l’inconscient.
La philosophie existentialiste : « l’existence précède l’essence » c’est-à-dire que l’être humain acquiert une identité dans l’angoisse d’exister, dans l’exercice de sa liberté.
Le personnage « type » du roman réaliste apparaît alors comme illusoire et factice.
b. Le Nouveau Roman
Refus du roman réaliste du XIXème siècle.
Refus du narrateur omniscient : le je est souvent préféré à la troisième personne, ou parfois le récit est à la deuxième personne ; les personnes changent d’une page à l’autre.
Crise du personnage : le personnage ne doit plus captiver l’attention du lecteur.
Le monde est représenté de manière plus incertaine, les repères habituels du lecteur sont brouillés.
Source: http://www.bacdefrancais.net/roman.php
01 mars 2012
Bel Ami - Maupassant.
Les personnages et leur rôle
·
Du point de vue de la structure
dramatique : être supérieur qui parvient à surmonter épreuves et obstacles
pour parvenir à réaliser ses objectifs (sa quête = ascension sociale), à gravir
tous les échelons de la société. + conquête des femmes.
·
Apparaît comme un homme qui ne passe
pas inaperçu, sentiment de supériorité
·
N’a pas les qualités positives d’un
héros classique qui suscite sympathie et admiration.
·
Apparaît comme un personnage
repoussoir, amoral, calculateur et perfide, sans valeurs morales et éthique. Un
personnage plein d’assurance, d’arrogance, besoin de reconnaissance.
·
Héros classique incarnait des valeurs
auxquelles on était poussé à s’identifier
- le héros
déceptif : personnages ayant potentiellement des qualités héroïques mais qui ne
les utilise pas, ou à mauvais escient.
- le héros négatif : sans qualités « héroïques », porteur de valeurs anti-héroïques et en général antisociales
- le héros « décalé » : personnage ordinaire face à une situation extraordinaire
- le personnage « sans qualités » : personnage ordinaire évoluant dans un cadre ordinaire
- le héros négatif : sans qualités « héroïques », porteur de valeurs anti-héroïques et en général antisociales
- le héros « décalé » : personnage ordinaire face à une situation extraordinaire
- le personnage « sans qualités » : personnage ordinaire évoluant dans un cadre ordinaire
→Le
thème du double est exploité à de nombreuses reprises. Certains personnages
fonctionnent comme des doubles de Duroy, la plupart du temps à son
avantage :
Forestier : Rôle de comparse et de faire valoir, fait entrer GD dans le monde du journalisme.
Rôle de mentor, d’homme plein d’expérience : lui donne ses premières leçons d’arrivisme (cf 1er chapitre : « les femmes, c’est encore pareil qu’on arrive le plus vite ». Face à Duroy du même âge, lors de leur rencontre, il paraît supérieur : marié, a une profession enviable
·
Faiblesses de Forestier qui
correspondent aux forces de Duroy : maladie / vigueur, carrure : gros
/ élancé
·
Marionnette : n’a réussit que
grâce aux talents de Madeleine, ce qui va
permettre à GD de le dépasser. Montre ses limites très rapidement (santé
faible, réussite due à sa seule femme Madeleine)
·
Sa mort est l’élément charnière du
roman (= est à l’articulation des deux parties). Forestier est celui qui lance
la carrière de Duroy et en même temps sa mort est nécessaire à l’évolution du
héros. Tout le roman s’articule donc avant et après la disparition de
Forestier.
Walter représente une forme de modèle pour Duroy puisqu’il
représente l’archétype de l’arriviste arrivé : type même du grand
bourgeois, homme de pouvoir et d’argent, corrompu et manipulateur. C’est un
« vrai juif », un malin « qui roule tout le monde ». Il
reconnaît en Bel Ami un gredin plus fort que lui, une sorte de fils spirituel.
Est un double falot et médiocre de
Duroy, type même du politicien sans envergure, opportuniste qui sait s’adapter
aux circonstances du moment. Il est défini par la médiocrité :
« assez soigné, assez correct, assez familier, assez aimable pour
réussir » (II,2). Il sert à mettre en valeur Duroy qui apparaît nettement
plus rusé et tombera dans le piège du délit d’adultère organisé pour permettre
le divorce de GD.
Marche pied pour la réussite du
héros, elles ne lui servent que de tremplin pour son ascension sociale et
Maupassant présente dans l’ensemble une image plutôt dévalorisante de la femme
en cette fin de XIXe s. Reflet d’une époque, la femme est présentée dans un
rôle d’objet sexuel (la prostituée Rachel), de mineure (Madeleine contrainte
d’obtenir l’accord de son mari pour hériter / femmes mal mariées selon la
volonté des familles : Virginie Walter ou Mme de Marelles). Elle est dans
l’ensemble du roman réifiée (= objectisée), objet de la manipulation du héros
qui met en pratique les conseils prodigués par Forestier dès le premier
chapitre : « c’est encore par elles qu’on arrive le plus vite ».
Notes
prises à partir du Profil d’une œuvre (Hatier)
et Connaissance d’une œuvre (Bréal):
Bel Ami.
Le cadre spatio
temporel dans Bel Ami
I.
Le cadre
temporel. Temps et durée
1) Inscription
dans un contexte et une époque contemporaine de l’auteur (cf genre réaliste)
2) Chronologie
et structure
·
Roman divisé en 2 parties, histoire
qui se déroule sur 3 ans (juin 1880 à octobre 1883), articulées autour de la
disparition de Forestier (phénomène présence / absence), qui détermine la
progression de l’action.
·
Présence bienveillante qui devient
rapidement une entrave à la liberté de GD et à son désir de conquête. Mort =
rôle symbolique qui permet l’émancipation de GD qui prend la place de Forestier
·
1ère partie : (8
chapitres) environ 8 mois, succession de petites réussites significatives (de
sous officier sans le sous à chef des échos et chroniqueur politique). Femmes=
marche pied social (Rachel / Mme de Marelles)
·
2ème partie : (10
chapitres) 2 ans ½. Héros arrive au triomphe, réussite absolue. Rythme un peu
plus lent car évènements de plus en plus importants. Relative facilité des conquêtes amoureuses,
chance et audace qui sourient au héros et lui permettent d’arriver rapidement.
3) Le
rythme des saisons
·
Progression du personnage vécue au
rythme des saisons et de leur influence. Forte symbolique attachée aux saisons.
·
Chap 1 : été, soif métaphorique
du héros qui souligne sa soif de réussite et d’ambition.
·
Le duel : en hiver. Le froid
glacial extérieur reflète le froid intérieur du héros qui a peur de la mort
·
Mariage avec Madeleine = printemps, saison symbolisant la
renaissance (retour aux sources pour GD qui lui permet de prendre un nouveau
départ + changement de nom qui souligne le reniement des origines paysannes)
·
Mariage avec Suzanne = en automne.
Consécration ? Et en même temps, saison intermédiaire qui annonce l’hiver
et la mort. Signe de déclin. Un signe funeste pour le héros ? (cf fin
ouverte, un personnage amoral et cynique qui risque d’être châtié ?)
II.
Le cadre
spatial
·
Lieux principaux : Paris / la
Normandie / Cannes
·
Paris = ville dynamique, en plein essor et
prospérité à la fin du XIXe s. synonyme de réussite sociale et financière
(cf les héros de la littérature du XIXe : Julien Sorel, Lucien de
Rubempré, Eugène Rastignac, Octave Mouret …)
Symbolise le rêve , ville fascinante, où domine le règne de l’apparence
Symbolise le rêve , ville fascinante, où domine le règne de l’apparence
·
Division bas quartiers / beau
quartiers
·
Paris du divertissement (Folies
Bergères, cafés, boulevard pour se montrer, théâtres, restaurant)
·
Ascension sociale de Duroy suit un
certain trajet dans la ville. Evolution professionnelle qui évolue
graduellement en parallèle avec un changement de femme de fortune de plus en
plus conséquente et un changement de lieu de plus en plus cossu (des bas
quartiers du chemin de fer du nord aux beaux quartiers des Champs-Elysées)
·
Symbolique attachée aux lieux :
étouffement dans les bas quartiers (cf incipit) et sentiment de liberté et de
pouvoir respirer aisément dans les beaux quartiers. A la fin il domine et jette
un regard sur la chambre des Députés.
·
Utilisée pour toile de fond
·
La campagne normande : peinture
des paysages sous forme tableaux d’influence impressionniste (importance des
couleurs et de la lumière.
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